Qui s’en occupe si personne n’est désigné ?
Quelqu’un finit toujours par le faire, mais sans instructions ni argent disponible. Un voisin, un neveu, parfois un ami : celui qui signe avec l’entreprise de pompes funèbres avance la somme, puis se retourne vers la succession, selon notaire.be.
Deux issues, quand rien n’a été préparé :
- un proche avance les frais et attend le règlement de la succession, parfois des mois ;
- personne ne peut payer : la commune prend alors en charge les funérailles d’une personne indigente, et reconnaît elle-même l’indigence, selon l’Union des Villes et Communes de Wallonie.
Ce dernier cas est un filet, pas un projet, et il est décrit sur sans argent pour les funérailles. Entre les deux, il y a ce qui se prépare en une heure :
- dire à la commune ce que vous voulez ;
- désigner qui paiera la facture ;
- prévenir cette personne.
Déclarer ses volontés à la commune
C’est le premier acte, il est gratuit, et il ne suppose aucun contrat (une déclaration de volontés n’engage ni dépense, ni assureur). À La Louvière, la déclaration se fait en personne au service de l’état civil, carte d’identité en main, et elle est consignée au registre de la population.
Vous y indiquez le mode de sépulture, la destination des cendres et le rite souhaité. Le jour venu, personne n’a plus à deviner, et la commune peut le confirmer à qui organise.
Désigner la personne qui paiera
C’est le deuxième acte, et il se règle dans le contrat. Le capital va à la personne désignée, mais le preneur peut aussi désigner celle qui aura payé les frais funéraires : la compagnie la rembourse alors sur factures originales, dans la limite du capital.
Cette clause est faite pour votre situation :
- elle protège celui qui avance l’argent, sans qu’il ait à espérer la succession ;
- elle évite qu’un héritier lointain touche le capital sans avoir rien organisé ;
- elle se modifie par un simple courrier daté et signé.
Le détail est sur qui reçoit le capital.
Le dire à cette personne
Troisième acte, le plus simple et le plus souvent oublié. Une clause bénéficiaire ne sert à rien si personne ne sait qu’elle existe.
Dites-lui trois choses, et écrivez-les sur une feuille rangée avec vos papiers d’identité :
- qu’un contrat obsèques existe, et chez quelle compagnie ;
- où sont rangées les conditions particulières ;
- que le décès se déclare à la compagnie dans les 30 jours, au numéro qui figure au contrat.
Cette feuille vaut mieux qu’une longue conversation : le jour venu, personne ne se souvient de ce qui a été dit trois ans plus tôt.
La démarche de volontés, elle, est détaillée sur comment déclarer ses dernières volontés.