Que couvre chacune, et pendant combien de temps ?
Deux logiques opposées, sous deux noms qui se ressemblent :
- l’assurance obsèques verse un capital au décès, quel qu’en soit le moment, et court jusqu’au bout ;
- l’assurance décès temporaire ne verse que si le décès survient pendant une durée fixée.
L’obsèques couvre donc un événement certain. Tant que le contrat vit, le capital sera versé un jour, et c’est ce qui explique son prix.
L’assurance décès temporaire, elle, couvre une période. Si l’assuré meurt pendant cette période, le capital est versé ; s’il est vivant au terme, rien n’est dû. Elle couvre un événement improbable, et c’est ce qui la rend peu chère par rapport au capital garanti.
En résumé, la première paie à coup sûr et la seconde peut-être. Les confondre mène à payer deux fois pour un besoin, ou à n’en couvrir aucun.
Qui a besoin de laquelle ?
La question se règle sur deux paramètres, l’âge et les charges :
- des enfants à charge, un crédit en cours, un revenu qui fait vivre la famille : c’est une assurance décès temporaire qu’il faut d’abord, calculée sur le solde du prêt et sa durée ;
- plus de charges, plus de crédit, des proches qui devront avancer la facture des funérailles : c’est l’assurance obsèques qui répond ;
- les deux à la fois, quand un crédit court encore et qu’aucune somme n’est disponible pour les funérailles.
Le bureau place aussi une assurance décès temporaire, que nous plaçons également et dont la logique est différente. Il le dit avant de proposer quoi que ce soit d’autre, parce que l’ordre compte : protéger un revenu passe avant de financer des funérailles quand les deux besoins existent.
Une assurance décès déjà en place rend-elle l’obsèques inutile ?
Souvent, oui, et Wikifin, le site d’éducation financière de la FSMA, le dit sans détour : le produit n’est pas vraiment nécessaire quand une assurance décès couvre déjà la dépense.
Trois vérifications suffisent avant de signer quoi que ce soit :
- jusqu’à quel âge votre couverture décès court, car beaucoup s’arrêtent à 65 ou 70 ans ;
- qui touche l’argent, et en combien de temps ;
- ce qu’il en reste une fois le crédit soldé, s’il s’agit d’une assurance liée au prêt.
Une couverture qui s’arrête avant le grand âge ne couvrira pas des funérailles (c’est le cas le plus fréquent), et c’est ce qui justifie de reparler du sujet vers la soixantaine, quand les charges tombent et que la couverture décès expire.
Le contrat obsèques, lui, garantit le capital dès le premier versement, sauf carence annoncée à l’acceptation. Son fonctionnement est détaillé sur comment fonctionne une assurance obsèques, et les cas où il ne sert à rien sur quand ce contrat ne sert à rien.