Combien verse-t-on au total, selon la formule ?
Le calcul se lit sur les profils saisis dans le simulateur de la compagnie, pour 7 500 € de capital. Les paiements mensuels menés jusqu’à 80 ans totalisent de 143 à 146 % du capital. Le départ à 60, 65 ou 69 ans n’y change presque rien. Raccourcir la durée de paiement, en revanche, fait baisser le total pour de bon.
Raccourcir la durée fait tomber ce rapport :
- quinze ans depuis 60 ans : 125,8 % du capital ;
- onze ans depuis 69 ans : 144,5 % ;
- cinq ans depuis 69 ans : 118 %.
Les sept profils périodiques, avec leur prime au mois et leur total, sont sur les exemples de primes. Ce sont des exemples datés, et l’offre du bureau fait foi.
Au bout de combien de temps a-t-on versé le capital ?
Le cumul des primes finit par rejoindre le capital assuré. Le moment dépend de la durée choisie plus que de l’âge de départ :
- 69 ans, cinq ans de paiement : 4 ans et 3 mois
- 69 ans, onze ans : 7 ans et 8 mois
- 65 ans, quinze ans : 10 ans et 4 mois
- 60 ans, quinze ans : 12 ans
- 60 ans, vingt ans : 14 ans
Ce qui tranche vraiment, c’est le temps vécu après la signature, que personne ne connaît d’avance. Ce contrat n’est pas un placement (il n’y a rien à faire fructifier) : il achète une certitude.
Une précision utile pour lire ces durées : elles comptent à prime constante, sans l’indexation annuelle. Dans la vraie vie, la prime monte chaque 1er juillet, et le capital avec elle, donc le franchissement arrive un peu plus tôt et pour un capital un peu plus élevé.
Pourquoi l’âge de départ change-t-il si peu le rapport ?
Parce que les paiements s’arrêtent au plus tard à 80 ans. Signer tard laisse moins d’années, mais chaque prime est plus haute : 82,11 € par mois à 69 ans sur onze ans, contre 44,78 € à 60 ans sur vingt ans. Les deux chemins arrivent dans le même ordre de grandeur.
L’indexation ne déforme pas ce rapport. Chaque 1er juillet, pendant la durée de paiement, le capital et la prime montent ensemble : les deux termes de la division bougent du même mouvement.
Ce que la compagnie doit, même si le décès arrive tôt
C’est l’autre moitié de la réponse. Le capital entier est acquis dès que le contrat prend effet et que la première prime est payée, selon les conditions générales. Un décès la deuxième année le déclenche donc en totalité, alors que presque rien n’a été versé.
Trois règles encadrent cette garantie, et elles se lisent dans la lettre d’acceptation :
- la couverture porte sur le capital entier dès le premier versement ;
- la compagnie peut annoncer par écrit, avant la prise d’effet, une carence comptée en mois ;
- sa durée va de 1 à 60 mois, et un accident est alors le seul décès qui donne le capital entier ;
- la prime, elle, reste due pendant toute cette période.
C’est aussi ce qui explique le rapport de 143 à 146 %. Une garantie acquise dès le premier versement, sur une durée que personne ne connaît, a un prix, et ce prix est la part du capital versée en trop quand la vie se prolonge. Dit autrement : ce contrat est cher pour qui vit vieux, et personne ne choisit son cas.
Pour verser moins au total, le premier levier n’est pas l’âge, c’est la façon de payer : prime unique, mensuelle ou annuelle. Reste la question de fond, celle de l’utilité du contrat.