Mensuel ou annuel : combien d’écart ?
Le contrat placé par le bureau se paie au mois, à l’année, ou en une seule fois. Le mensuel passe obligatoirement par une domiciliation. Sur une même durée, les douze mensualités coûtent de 2,9 % à 5,4 % de plus que l’échéance annuelle : à 60 ans sur vingt ans, le relevé donne 44,78 € par mois, ou 514,23 € par an. Le trimestriel et le semestriel n’existent pas dans ce contrat.
Trois formules, donc, et une seule domiciliation obligatoire :
- mensuelle : douze prélèvements, et le total le plus élevé des deux formules périodiques ;
- annuelle : une échéance, la moins chère des deux formules périodiques ;
- unique : un seul versement, sans indexation ensuite.
Cet écart du mensuel se retrouve sur les quarante-sept profils relevés, à tous les âges et sur toutes les durées. Il ne dépend donc pas de votre dossier.
Durée courte ou durée longue ?
Payer sur peu d’années pèse plus chaque mois et moins au bout du compte. Le rapport au capital, calculé sur les relevés du bureau, le montre sans détour :
- 60 ans, vingt ans de paiement : 143,3 % du capital
- 60 ans, quinze ans : 125,8 %
- 69 ans, onze ans : 144,5 %
- 69 ans, cinq ans : 118 %
La contrepartie est la trésorerie : 147,45 € par mois pendant cinq ans ne se décident pas comme 82,11 € pendant onze ans (à capital égal, pour un départ à 69 ans). C’est le premier arbitrage que le bureau pose avec vous.
Que coûte la prime unique, et que perd-on ?
Elle coûte le moins au total, et le prix monte avec l’âge :
- 50 ans : 76,5 % du capital ;
- 60 ans : 86,4 % ;
- 69 ans : 95 % ;
- 75 ans : le capital entier.
La somme quitte votre compte en une fois, et elle n’est plus disponible ensuite. Les sept âges relevés sont repris, montant exact compris, sur les exemples de primes.
Second point, souvent passé sous silence : en prime unique, le capital n’est pas indexé. Il reste au montant signé, quand les primes périodiques font monter capital et prime ensemble chaque 1er juillet. La compagnie peut ensuite proposer, tous les trois ans, une augmentation du capital, qui se paie à part.
Comment choisir, concrètement ?
Trois questions suffisent, dans cet ordre :
- La somme est-elle disponible aujourd’hui ? Si oui, la prime unique coûte le moins au total.
- Sinon, quelle mensualité pouvez-vous porter sans y penser ? Elle fixe la durée, pas l’inverse.
- Pouvez-vous payer une fois par an plutôt que douze ? Si oui, vous économisez de 2,9 à 5,4 % sur la même durée.
Il n’y a donc pas de bonne formule pour tout le monde, et le bureau ne vous en imposera pas une. Le total selon la durée est détaillé sur peut-on payer plus de primes que le capital, et les treize exemples, âge par âge, sur ce que coûte le contrat chaque mois.
Questions fréquentes
Vaut-il mieux payer au mois ou à l’année ?
À l’année, si votre budget le permet : le même contrat coûte moins cher réglé en une échéance annuelle qu’en douze prélèvements.
Prenons un exemple relevé par le bureau : 7 500 € de capital, souscrits à 60 ans et payés sur 20 ans. À 44,78 € par mois, les primes totalisent 10 747,20 €. À 514,23 € par an, elles totalisent 10 284,60 €, pour exactement la même couverture.
Le mensuel garde un avantage : il étale l’effort, sans grosse somme à sortir d’un coup. Il se paie obligatoirement par domiciliation. Si une échéance annuelle pèse trop sur un mois donné, le bureau peut chiffrer une durée plus courte, qui réduit elle aussi le total.
La prime unique est-elle indexée elle aussi ?
Non, et c’est la contrepartie la moins connue de cette formule. En prime unique, le capital reste au montant signé : il ne suit pas l’indice des prix à la consommation, alors qu’il le suit chaque 1er juillet pendant une durée de paiement périodique, la prime augmentant en conséquence.
Après la fin des paiements, ou en prime unique dès le départ, la compagnie peut proposer tous les trois ans une augmentation du capital. Elle se paie à part, au tarif de l’âge atteint, et rien ne vous oblige à l’accepter.
Autrement dit, une prime unique versée à 65 ans achète un capital d’aujourd’hui pour des funérailles de demain. C’est un arbitrage à faire les yeux ouverts.