Trois façons de préparer, qui ne s’excluent pas
La première est gratuite et prend vingt minutes : dire à la commune ce que vous voulez pour vos funérailles. À La Louvière, la déclaration se fait en personne (carte d’identité en main) et elle est consignée au registre de la population. Vous y dites si vous voulez être inhumé ou incinéré, ce qu’il advient des cendres, et selon quel rite.
Les deux autres portent sur l’argent :
- mettre la somme de côté, sur un compte qui reste à vous et dans la succession ;
- l’assurer, c’est-à-dire payer une prime pour qu’un capital soit versé au décès à la personne désignée ;
- les deux, ce qui est fréquent quand la somme existe à moitié.
Déclarer ses volontés ne coûte rien et ne s’oppose à aucune des deux autres. C’est même l’ordre le plus sain : dire ce que l’on veut, puis regarder ce que cela coûte, et seulement ensuite décider qui paie.
Les questions à trancher avant de signer
Elles sont peu nombreuses, et chacune a sa page :
- L’argent sera-t-il disponible, et pour qui ? C’est la question qui décide entre épargner et assurer.
- Quel capital, et sur quelle base ? La part communale se chiffre exactement, le reste dépend des choix.
- Quelle formule de paiement, sur quelle durée ? Mené au mois jusqu’à 80 ans, ce contrat fait verser une fois et demie le capital, d’après les relevés du bureau.
- Et, question rarement posée par un vendeur : faut-il vraiment signer ?
Wikifin, le site d’éducation financière de la FSMA, résume l’arbitrage sans ménagement : être couvert dès le premier paiement est l’avantage majeur, les primes peuvent être élevées, et certains produits d’épargne se révèlent parfois plus intéressants.
Quand parler au bureau
Quand les chiffres du site ne collent pas à votre situation : un capital plus élevé que 10 000 €, un domicile hors de Belgique, une assurance décès déjà en cours, ou simplement un âge qui ne figure pas dans les relevés.
Quand un contrat existe déjà, aussi. Le bureau relit des conditions particulières signées ailleurs (les vôtres ou celles d’un parent) et vous traduit ce qu’elles couvrent, sans rien vous vendre à cette occasion.
Faut-il tout décider en même temps ?
Non, et c’est une bonne nouvelle. La déclaration de volontés se fait aujourd’hui, gratuitement, et se modifie plus tard. Le capital, lui, se pose quand vous connaissez le tarif de sépulture de votre commune, publié et vérifiable.
Le détail du contrat que le bureau place, garantie par garantie, est sur le contrat et ce qu’il couvre. Pour la dépense elle-même, commune par commune, voyez ce que coûtent des funérailles.