Qui signe, qui est assuré, qui reçoit ?
Trois rôles, et ils se confondent rarement dans ce cas de figure :
- le preneur conclut le contrat et paie les primes : c’est vous ;
- l’assuré est la personne dont le décès déclenche le versement : votre père ou votre mère ;
- le bénéficiaire reçoit le capital, et ce peut être vous, ou celui qui paiera la facture.
Rien n’oblige ces trois rôles à désigner la même personne, et c’est précisément ce qui rend la souscription pour un parent possible.
Le contrat prévoit expressément que le preneur soit une autre personne que l’assuré. Le contrat porte cependant sur la vie du parent, ce qui a deux conséquences très concrètes, développées dans les deux sections suivantes : les âges se lisent sur lui, et le dossier se monte avec lui.
Les âges du contrat s’appliquent au parent
C’est le point que les familles découvrent trop tard. Les bornes d’âge se lisent sur la tête de l’assuré, jamais sur celle du preneur :
- de 18 à 69 ans pour payer par mois ou par an ;
- sans âge maximum en prime unique ;
- paiements terminés à 80 ans au plus tard.
Un parent de 74 ans ne peut donc être assuré qu’en prime unique, et la somme demandée s’approche alors du capital : 95,9 % à 70 ans, 100 % à 75 ans, d’après les relevés du bureau.
À ces âges, la question n’est plus financière. Elle devient celle du service rendu : une somme mise à part, versée à la personne désignée, sans attendre le partage. Le détail est sur souscrire après 70 ans.
Parler du contrat avec le parent
Le dossier se monte avec lui. C’est sa vie qui est assurée, ses données qui figurent à la demande, et la compagnie s’adresse au preneur comme à l’assuré (selon ce dont il s’agit). Une souscription faite dans son dos n’est pas ce que le bureau prépare.
La conversation est plus simple qu’elle n’en a l’air si elle porte sur des faits : qui paiera la facture le jour venu, avec quel argent, et à qui la compagnie doit verser le capital.
Trois questions à poser ensemble, plutôt qu’un contrat à annoncer :
- que voulez-vous pour vos funérailles, et l’avez-vous dit à la commune ?
- qui s’en occupera le jour venu, et aura-t-il l’argent sous la main ?
- préférez-vous que ce soit réglé d’avance, ou que la famille avance la somme ?
La dernière question se règle à la signature, et se relit à tout moment sur qui reçoit le capital.