Quelle règle dans chaque commune ?
Il n’y a pas de règle wallonne : chaque conseil communal fixe la sienne, et les six communes relevées en appliquent quatre mécaniques différentes.
- Charleroi double le tarif d’octroi (un caveau de réemploi y échappe) : 650 € deviennent 1 300 € en pleine terre, 1 500 € deviennent 3 000 € en caveau.
- Mons double la redevance, avec deux exonérations détaillées plus bas.
- Manage double aussi, par l’article 5 de son règlement, et ajoute 70 € de taxe sur certaines inhumations. Son tarif de base, lui, n’est pas publié.
- Binche majore de 200 %, ce qui triple la note : 950 € deviennent 2 850 € pour une sépulture d’une à deux personnes.
- Soignies ne double pas. Elle réclame 400 € à l’achat de la concession, puis 400 € avant l’inhumation, soit 800 € qui s’ajoutent quel que soit le tarif de base.
- La Louvière laisse son tarif de concession intact. Elle réclame en revanche 498,08 € de taxe d’inhumation à qui n’a pas trente années d’habitation dans l’entité.
Les exceptions qui annulent le supplément
Elles existent dans deux communes, et elles se prouvent par des documents.
- Mons : tarif normal si le premier bénéficiaire de la concession vivait dans la commune quand il est mort, ou si un parent proche du défunt, au premier ou deuxième degré, y est domicilié. La preuve du lien revient à la famille.
- Binche : majoration levée quand le défunt vivait à Binche à son décès, ou quand il y a habité plus de vingt-cinq ans.
Autrement dit, un Binchois parti vivre ailleurs sur le tard garde le tarif de sa commune d’origine, et un Montois enterré auprès de sa famille aussi. Ces deux clauses valent la peine d’être lues avant de renoncer à un cimetière jugé trop cher.
Ailleurs, aucune exonération n’est publiée. Il reste à demander au service communal comment il apprécie la situation, et à le faire avant de choisir le cimetière.
Ce que cela change quand la famille a déménagé
Beaucoup, et c’est le cas le plus fréquent : un parent placé en maison de repos dans une autre commune, un défunt que ses enfants veulent enterrer là où ils vivent, une entité quittée à la retraite.
Trois réflexes, dans l’ordre (le troisième surprend, et il fait souvent la différence) :
- vérifier où le défunt était domicilié au moment du décès, c’est le critère de presque tous les règlements ;
- demander le tarif non-résident par écrit, avant de réserver l’emplacement ;
- comparer avec le cimetière de la commune d’origine, où le tarif de base s’applique.
Sur un capital de quelques milliers d’euros, un doublement ou une taxe change le calcul. Les tarifs de base sont sur le prix d’une concession, et chaque commune est détaillée sur les tarifs de votre commune.