Quel est le tarif dans chaque commune ?
Le tableau ci-dessous réunit la sépulture de référence de six communes du Hainaut, relevée dans leur règlement, et la crémation qui les dessert. Aucun de ces montants n’est estimé, et aucun n’est moyenné : une moyenne entre six communes ne correspondrait à la situation de personne.
Pleine terre ou caveau ?
L’écart est plus faible qu’on ne le croit, et il s’inverse d’une commune à l’autre :
- à Mons, un caveau d’une à trois personnes coûte 1 300 € pour trente ans, contre 550 € la pleine terre de deux personnes pour vingt ans ;
- à Soignies, le caveau de deux cercueils est au prix de la pleine terre, 400 €, mais pour trente ans au lieu de vingt ;
- à Binche, le règlement ne distingue même pas les deux : c’est la capacité qui fait le prix.
Le caveau a un second coût, privé celui-là : sa construction, facturée par un entrepreneur, que personne ne publie. À l’inverse, la pleine terre suppose souvent un monument. La comparaison se fait donc devis en main, et pas au barème seul.
Un point que les familles règlent trop vite : la capacité. Prévoir deux places d’un coup coûte moins cher que d’en rouvrir une plus tard (le barème de Binche le montre bien), et toutes les communes relevées facturent la seconde place moins que la première.
Pourquoi la durée change tout ?
Parce qu’une concession est un droit temporaire, pas un achat. En Wallonie, elle est accordée de dix à trente ans selon ce que décide le conseil communal, et elle se renouvelle avant son terme, en général à l’initiative de la famille, pour une durée au plus égale à la durée initiale.
Les six communes relevées n’offrent pas les mêmes durées :
- La Louvière propose quinze ou trente ans, et double son prix pour doubler la durée.
- Mons et Soignies fixent vingt ans pour la pleine terre, trente pour le caveau et les urnes.
- Charleroi et Binche accordent trente ans pour tout.
Passé le terme, une sépulture non renouvelée peut être reprise par la commune, après un an d’affichage, selon l’Union des Villes et Communes de Wallonie. C’est la raison pour laquelle la date d’échéance mérite d’être notée quelque part que la famille retrouvera.
Et pour un défunt qui n’habitait pas la commune ?
Le supplément existe partout, mais sa forme change : doublement, triplement, forfait ajouté ou taxe d’inhumation. C’est le poste le plus lourd et le moins connu, détaillé sur le supplément réclamé hors de sa commune.
Un mot, enfin, sur ce que la commune prend en charge quand personne ne peut payer : les indigents ont droit à des funérailles et à une sépulture gratuites, et c’est la commune qui reconnaît elle-même l’indigence, selon l’Union des Villes et Communes de Wallonie.
Pour votre situation précise, le détail de chaque commune, toutes capacités comprises, est sur les tarifs de votre commune.