Pour combien de temps achète-t-on une concession ?
De dix à trente ans : c’est le conseil communal qui fixe la durée, d’après l’Union des Villes et Communes de Wallonie. Le mot « achat » induit d’ailleurs en erreur. Une concession est un droit d’occupation accordé pour un temps donné, pas une parcelle qui entre dans le patrimoine.
Les six communes relevées ne proposent pas les mêmes durées :
| Commune | Durées de concession proposées |
|---|---|
| La Louvière | 15 ou 30 ans |
| Mons | 20 ou 30 ans |
| Charleroi | 30 ans |
| Binche | 30 ans |
| Soignies | 20 ou 30 ans |
| Manage | non publié |
À La Louvière, la durée longue vaut exactement le double de la courte (2 000 € contre 1 000 €, pour la même pleine terre). Ailleurs, la durée tient au type d’emplacement plutôt qu’à un choix laissé à la famille : la pleine terre d’un côté, le caveau et les urnes de l’autre, chacun avec sa durée.
Comment la renouveler, et à quel prix ?
Avant l’échéance. La démarche revient le plus souvent à la famille, et le renouvellement ne peut porter sur une durée supérieure à celle accordée au départ : une concession de trente ans ne se prolonge pas de cinquante.
Trois informations se vérifient auprès du service population de la commune :
- la date exacte d’échéance, qui figure sur l’acte de concession ;
- le tarif du renouvellement, que les règlements relevés ne publient pas tous ;
- le moment où la demande se dépose, quelques mois avant le terme plutôt que la semaine d’après.
Le prix, lui, n’a pas été relevé : les six règlements consultés tarifient l’octroi, pas systématiquement le renouvellement, et ce site ne publie pas un montant qu’il n’a pas lu. La question se pose donc le jour où l’on choisit la durée, pas quinze ans plus tard.
Que se passe-t-il si personne ne renouvelle ?
La commune peut reprendre la sépulture. La reprise suit un affichage d’un an, toujours selon l’Union des Villes et Communes de Wallonie, de sorte que la famille ait le temps de se manifester.
Dans les faits, ce sont les sépultures dont plus personne ne s’occupe qui sont reprises, souvent deux générations après l’inhumation. Le risque n’est pas d’être exproprié du jour au lendemain : il est qu’un courrier arrive à une adresse que le défunt avait quittée, et que personne ne le lise.
Quelle durée choisir ?
Celle que la famille pourra suivre. Quinze ans coûtent moins et reportent la décision ; trente ans coûtent davantage et l’épargnent aux enfants. Trois situations reviennent :
- une famille sur place, qui verra passer l’échéance : la durée courte reste jouable ;
- des enfants éloignés, qui ne liront pas le courrier : la durée longue évite l’oubli ;
- une personne seule, sans descendance : la durée la plus longue évite de laisser une démarche à quelqu’un qui n’est pas là.
Le vrai critère n’est donc pas le prix, c’est celui qui s’occupera du renouvellement, et sa propre espérance de vie. Une concession de trente ans prise à 80 ans se renouvelle une fois, le plus souvent par les petits-enfants.
Le tarif de chaque durée est sur le prix d’une concession, et le détail commune par commune sur les tarifs de votre commune.